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La droite n’a pas à se renier : la crise lui donne raison.

April 26, 2020

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La droite n’a pas à se renier : la crise lui donne raison.

April 26, 2020

jacoblund / Getty Images

 

Alors que la crise sanitaire n’est pas prête d’être totalement sous contrôle, faute d’un vaccin rapide et surtout faute d’une politique ambitieuse de lutte contre le Covid-19, le confinement peut être une opportunité pour nous tous de réinventer la France de demain, celle de l’après-crise, qui sera à coup sûr radicalement différente de la France que nous connaissons aujourd’hui.

Trop souvent la droite s’est excusée de porter des idées fortes, conquérantes et un diagnostic juste. Elle n’a pas à se renier : la crise lui donne raison. Les épreuves que nous traversons ces dernières semaines nous appellent à effectuer de grands changements dans nos vies, dans notre façon de consommer, de produire, d’organiser l’État.

 

 

 

En effet, la crise nous appelle à produire ce que nous consommons et ce que, d’ordinaire, nous importions.

La polémique, notamment sur les masques et le matériel de protection de nos professionnels de santé, nous alerte sur l’urgence de relocaliser la production stratégique de notre pays sur le territoire national et nul part ailleurs. Il est trop simple de délocaliser la totalité de notre production dans des pays comme la Chine et par la suite se cacher les yeux une fois le drame arrivé, tout en étant contraints au bout du compte d’acheter des masques à prix d’or en Asie. Cette naïveté doit cesser, le temps de baisser les yeux est révolu, il est temps d’adopter une politique économiquement conquérante. C’est par cette ambition que nous arriverons à rassembler la Nation derrière des objectifs définis, à l’image de la France meurtrie aux lendemains de la Seconde Guerre Mondiale. Nous vivons une crise économique comparable à celle-ci. Tout est à reconstruire.

 

La France compte des millions de chômeurs et une population des plus dynamiques d’Europe. Elle a un potentiel exceptionnel, exigeons une véritable politique industrielle ! 

Le retour d’une politique industrielle ambitieuse capable d’assurer notre indépendance et notre souveraineté nationale est crucial. Nous ne pouvons plus continuer avec ce modèle de délocalisation de la production française qui conduira à notre perte, en se soumettant aux puissances émergentes, notamment en Asie, du fait de notre dépendance économique.

Mais au delà de notre indépendance, c’est la sécurité de nos concitoyens qui est en jeu. Allons-nous oublier cette séquence catastrophique de la pandémie de coronavirus ? Je ne l’espère pas, car celle-ci a beaucoup de choses à nous enseigner. Il sera impossible à l’avenir de continuer à mettre en danger la sécurité des Français de cette façon. 

 

Assurer la sécurité sanitaire et la santé des Français est essentiel. Malgré la détermination sans faille de nos soignants qui se battent chaque jour pour sauver des vies et que nous devons remercier autant que possible, la pandémie de Covid-19 nous aura montré la fragilité de notre système de santé. Alors que nous dépensons énormément, la France déplore quatre à cinq fois le nombre de morts que l’Allemagne a enregistré alors que cette dernière est connue pour sa rigueur budgétaire.

À l’issue de ces défis sanitaires, l’Allemagne sort renforcée face à d’autres pays comme le nôtre qui n’ont pas su prendre la mesure de ce qui nous attendait. Les Allemands ont, quant à eux, privilégié l’action aux allocutions et les moyens matériels aux « nous sommes en guerre ».

 

C’est donc une preuve que l’assainissement de nos finances publiques n’est pas un détail.

Alors que notre dette nationale a dépassé la barre des 100% de notre richesse annuelle produite, l’Allemagne a su réduire ses dépenses et par extension sa dette publique afin d’avoir les mains totalement libres pour faire face efficacement à des éventualités comme celle que nous traversons aujourd’hui.

La France est l’exact inverse de nos voisins allemands, elle s’est endettée, a dépensé sans compter et atteindra le stade d’une dette publique à 115% du PIB selon les dernières études économiques. Autant dire que notre pays a été pieds et poings liés face au Covid-19 et cette gestion désastreuse des finances publiques a pu être à l’origine de l’aggravation du bilan humain français à l’issue de cette pandémie.

Alors que les Allemands ne manquaient presque de rien au vu de nombreux reportages (notons qu’ils portaient très fréquemment des masques et pour certains des masques de très bonne qualité), le tout avec des hôpitaux qui semblaient bien moins débordés que dans notre pays et un nombre de respirateurs plus important, la France ressemble à ce que l’on appelait autrefois le « tiers monde ».

Incontestablement, la crise nous incite à reprendre le contrôle de nos finances publiques et réorganiser notre système de santé pour le rendre plus performant avec éventuellement moins de lourdeur administrative dans nos hôpitaux, plus de soignants opérationnels et davantage de lits, notamment en réanimation.

 

À l’issue de ce confinement, quand le sujet de l’« après » sera à l’ordre du jour, il ne faudra rien céder aux démagogues qui crieront à la première occasion à la hausse des dépenses (qui conduira à la hausse des impôts et donc au ralentissement de notre économie mais ils ne le diront pas). On ne peut pas léguer à la nouvelle génération dont je fais partie un fardeau aussi énorme et aussi lourd que représente la dette publique actuelle.

Je ne dis pas qu’il faille appliquer d’énormes coupes budgétaires à notre hôpital public - loin de là, mais bien qu’il est urgent de le réorganiser, au delà des grands discours, dans la réalité et dans les actes. Apprenons enfin à être d’efficaces gestionnaires ! 

 

Dans la France d’après, le libre échange, quand il est déraisonné, n’a plus lieu d’être. Pour autant, nous ne devons pas nous lancer dans une sombre chasse aux sorcières face à tous les accords de libre-échange. Soyons clairvoyants et n’acceptons uniquement les accords qui puissent permettre à l’agriculture française de rayonner et refuser ceux qui la mettront en difficulté face à d’autres pays qui ne respectent pas nos normes. Il faudra à l’avenir une certaine réciprocité dans les traités que la France signera, pour le bien du pays.

 

Certains essaieront de limiter cette prise de position à une atteinte à la liberté. Il n’en est rien. Bien au contraire, la France a besoin d’être libérée et l’économie française a un cruel besoin de liberté.

Alors qu’après la crise sanitaire nous attend une grave crise économique, il est de notre devoir de prôner une véritable libération de l’économie nationale qui a un besoin terrible de s’émanciper du poids si lourd des charges qui pèsent sur nos entreprises. Ces charges freinent d’ordinaire l’économie et fragiliseront encore plus tout espoir de reprise économique.

Baisser les charges sur les entreprises immédiatement, c’est permettre à de nombreux Français d’innover, de créer et encourager les forces vives de la Nation à reconstruire le pays. Cela permettra également d’être beaucoup plus compétitifs et donc de faciliter la relocalisation de la production française.

 

L’épreuve que nous traversons ensemble nous incite aussi à prendre exemple sur des pays où la décentralisation est importante. Trop souvent la France s’est entêtée à s’enfermer dans un centralisme parisien trop éloigné des réalités, à l’image des décisions du Conseil d’État annulant les initiatives sanitaires prises par les maires de nos communes comme celle de rendre le port du masque obligatoire dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Il faut rompre avec cette arrogance de toujours vouloir prendre unilatéralement des décisions à Paris et applicables partout en France. Rompre avec cette arrogance, c’est enfin prendre en considération les territoires et leurs spécificités. À l’image de l’Allemagne et de l’Autriche par exemple où le poids des régions est beaucoup plus important or ce sont les régions françaises qui ont, en grande partie durant la crise, su importer des masques et du matériel de santé pour les hôpitaux. 

Je ne dis pas qu’un véritable « copier-coller » de nos voisins européens est nécessaire pour la France mais bien qu’il faut s’inspirer de ce qui fonctionne ailleurs et que nous pourrions adapter ici.

 

Enfin, la crise a accentué gravement la rupture entre les « territoires perdus de la République » et le reste du pays, notamment à Villeneuve-la-Garenne, entre autres. Face à la loi de la délinquance, il faut être intraitables. La République n’est pas négociable et son autorité doit s’imposer fortement. Trop souvent les avocats du laxisme ont prôné la politique du « laisser aller » et fermaient les yeux face aux délits et crimes commis. Là où l’autorité de l’État recule, les libertés régressent et la délinquance prospère.

Rétablir l’autorité ce n’est pas stigmatiser tel ou tel territoire mais bien permettre à nos principes de s’appliquer. Cette autorité de l’État ne peut être rétablie qu’à partir du moment où nous apporterons un soutien indéfectible à nos forces de l’ordre qui, loin des caricatures qui leur sont faites, font un travail remarquable et ce malgré les conditions de travail dans certains cas insalubres, notamment en ce qui concerne leurs équipements. 

 

 

 

De l’éducation primaire jusqu’à la fin de la vie professionnelle de l’individu, la France de demain sera incontestablement méritocratique. Le mérite est une grande idée qui a très souvent été mise au placard, prétextant qu’elle serait inégalitaire et qu’elle ne conviendrait pas à la bien-pensance. Le mérite n’est pas une vieille idée qui vit dans le passé. Au contraire, ce concept représente l’avenir et permettra à chaque Français qui souhaitera reconstruire le pays en travaillant plus de bénéficier d’un salaire plus élevé. Les revenus du travail devront être plus importants que les revenus de l’assistance, sans quoi le chômage ne baissera pas réellement et le pays ne pourra pas entamer sa reconstruction. Pour remettre la France sur les rails, il faudra du courage, de la persévérance et surtout garder en tête une certaine idée de la France qui rassemblera le peuple pour accomplir des objectifs. La France de demain commence aujourd’hui.

 

Raphaël Chombart

 

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