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Pourquoi la vague verte est une illusion

July 1, 2020

 

Pour Raphaël Chombart, les élections municipales ne reflètent en aucun cas une victoire massive des écologistes qui seraient poussés par la gauche pour mieux passer aux yeux des Français.


Très peu de journalistes osent affirmer que les résultats du scrutin municipal ne sont pas une réelle « vague verte ». En effet depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois, les médias ne parlent plus que d’un sursaut écologiste qui serait issu d’une volonté de la jeunesse de notre pays. Bien sûr, le défi écologique qui nous attend est immense. Bien sûr, la jeunesse est, à juste titre, engagée dans ces thématiques comme nulle autre auparavant. Mais d’abord faudrait-il que les écologistes soient eux-mêmes partisans d’une écologie responsable. Force est de constater que ce n’est pas le cas. Europe Écologie Les Verts se cache derrière l’écologie pour mieux faire avaler aux Français un projet de décroissance économique, qui serait franchement désastreux pour un pays comme le nôtre qui, en sortant d’une période d’arrêt économique, plongerait irrémédiablement dans un déclin considérable. Ils prônent l’écologie mais ne veulent en réalité que le chômage, la récession et la pauvreté. Retour sur une gigantesque illusion.

 

Cette énorme imposture prend sa source des dernières élections européennes en 2019. Alors que les écologistes étaient invisibles voire totalement absents de la campagne européenne, leur liste recueillait 13% des suffrages exprimés et créait la surprise avec ce sursaut inattendu. Dès lors, tous les commentateurs plus ou moins objectifs s’accordaient à dire qu’il s’agissait d’une énorme victoire, d’une arrivée tonitruante dans le paysage politique français post-2017 alors qu’une décennie auparavant ces mêmes Verts obtenaient près de trois millions de suffrages, faisant jeu égal avec les socialistes à 16%.
Sachant pertinemment que cette percée aux européennes ne se concrétiserait pas lors des autres élections nationales à l’image d’Éva Joly, candidate écologiste à la présidentielle de 2012, qui atteignait péniblement les 2%. Les commentateurs n’ont alors cessé depuis les européennes de faire la promotion des Verts en toutes circonstances, que ce soit sur les plateaux de télévision que dans leurs chroniques. Depuis le mois de mai 2019, la victoire écologiste est inévitable car les médias l’ont décidé. On ne parlera que de Greta Thunberg et de Yannick Jadot. 

Période de réserve ou pas, les médias ne se sont pas privés le jour du second tour des élections municipales de faire la propagande électorale de ceux qui se revendiquent écologistes. Par contre, ces derniers criaient à la réserve lorsqu’un journaliste avait le malheur d’anticiper la défaite, tant historique qu’inévitable, de la majorité présidentielle…

À l’occasion de ces élections municipales, la gauche est partie plus ou moins unie et a réussi un pari stratégique insincère : se cacher derrière des têtes de liste issues des rangs d’EELV pour mieux passer aux yeux des électeurs. Dès lors, la « victoire » écologiste n’est que mensonge et tromperie. Beaucoup d’observateurs n’arrivent pas à trouver un qualificatif assez fort pour parler de ces résultats. Sur un plateau, on parle d’une vague, sur un autre d’une déferlante voire d’un tsunami vert alors que les écologistes n’ont la main que sur un total de deux millions d’habitants et que la droite en contrôle désormais 15 millions. Mais peu importe, l’écologie est le nouveau « nouveau monde ». En Marche est mort, vive les écolos !
Il s’agit là d’une vaste entreprise de tromperie : on attribue aux écologistes des victoires qui appartiennent en réalité à des listes d’union de la gauche, c’est-à-dire des unions avec des communistes, des socialistes, des insoumis voire même des anticapitalistes. La gauche se peint en vert pour appliquer un programme toujours plus radical et désastreux. Après tout, malheur à celui qui critiquera l’écologisme ! Comme l’a rappelé le nouveau maire de Lyon Grégory Doucet le lendemain matin de son élection : le seul clivage qui importe, c’est celui entre les terrestres et les non-terrestres. Ennemi des écolos, ennemi de la planète ! Orwell n’aurait pas dit mieux. Cette novlangue, tant de leur côté que dans le camp du président Macron, est totalement irresponsable. Déformer le sens des mots et en bannir d’autres, c’est faire reculer la démocratie. On veut attribuer les victoires des listes d’union de la gauche aux seuls écologistes dans l’unique but de préparer 2022 à l’aide d’une énorme escroquerie intellectuelle.

Une véritable escroquerie intellectuelle car les électeurs ont certainement voulu exprimer dans les urnes une volonté de promouvoir une écologie responsable, rationnelle qui ne se fait pas contre la croissance mais bien en faveur de son économie, de son indépendance et de sa souveraineté.
La réalité dans les faits est très lointaine : le projet des « écologistes », c’est la décroissance c’est-à-dire le déclin économique permanent. Nous l’avions dit pendant la campagne des élections municipales, nos villes n’ont pas besoin de subir une double pleine : d’un côté la récession nationale voire mondiale et de l’autre une sorte de confinement économique perpétuel dans lequel seraient enfermés les Français.
En réalité, les candidats EELV ne se préoccupent que très peu de l’écologie et de l’environnement, ils leur préfèrent l’idéologie. Cette idéologie est vieille comme le monde, c’est celle de la gauche qui préfère laisser la population dans l’insécurité la plus totale plutôt que de renforcer la présence policière. Ce même Grégory Doucet (EELV) l’a bien dit : les attentats seraient « derrière nous » et nous n’avons en aucun cas à nous protéger du terrorisme islamiste. Quelle incompétence et surtout quelle lâcheté !
Une escroquerie intellectuelle car leurs propositions énergétiques relèvent de la démagogie pure. Non, l’éolien n’est pas une solution incontournable mais bien un problème, la fermeture de centrales nucléaires comme celle de Fessenheim n’est pas une victoire pour l’écologie mais bien une défaite pour l’environnement avec la réouverture de centrales à charbon et une défaite pour notre pays tout entier qui pouvait auparavant compter sur une énergie peu polluante et qui faisait de la France une des seules nations en Europe à ne pas dépendre de l’étranger ni de ressources fossiles.

Cette écologie n’est pas la mienne.
La droite doit se saisir de ce sujet pour se poser en alternative face au choix de l’insincérité et de la démagogie. 


 

Raphaël Chombart

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